
Dans le cadre des FRANCOFOLIES DE MONTRÉAL, le resto-bar L’ASSOMMOIR, propriété de Victor Charlebois (eh oui, le fils !), présentait une soirée slam avec en invité vedette AMI KARIM, l’une des grandes têtes d’affiches du slam français, originaire de Saint-Denis en banlieue parisienne
Grand « pot » de Fabien Marsaud alias GRAND CORPS MALADE depuis 10 ans et de John Pucc'chocolat, Ami Karim était de passage au Québec pour 1 mois, dans le cadre des Francofolies de Montréal et du 400e de Québec. Outre ses participations aux festivals, il en a profité pour aller à la rencontre des slameurs québécois. Ce qui a donné d’assez belles soirées...
Et ce fut le cas à L’ASSOMMMOIR où, slameurs français et québécois, professionnels ou amateurs, hommes
ou femmes, jeunes et moins jeunes, nous ont offerts 2 heures de pur bonheur.
Mais pour les néophytes en la matière c’est quoi le slam ?
D’après l’encyclopédie Wikipedia, le slam est un art d'expression populaire oral, déclamatoire, qui se pratique dans des lieux publics comme les bars ainsi que dans les lieux associatifs, sous forme de rencontres et de joutes oratoires.
Le mot slam désigne en argot américain « la claque », « l'impact », terme emprunté à l’expression to slam a door qui signifie littéralement « claquer une porte ». Dans le cadre de la poésie orale et publique, il s’agit d’attraper l’auditeur par le col et de le « claquer » avec les mots, les images, pour le secouer, l’émouvoir.
Une autre explication du terme est donnée par l'initiateur du mouvement, Marc Smith, lors de son intervention en 2005 au Grand Slam national de Nantes : il explique avoir choisi ce terme pour son sens sportif et ludique de "chelem" (en tennis, basket, bridge, etc.)
Mais comme le déclare le slameur mythique français GRAND CORP MALADE, il y a évidemment autant de définitions du slam qu’il y a de slameurs et de spectateurs des scènes slam.
Pourtant il existe, paraît-il, quelques règles, quelques codes :
- les textes doivent être dits a cappella ("sinon ce n’est plus du slam" ?)
- les textes ne doivent pas excéder 3 minutes (oui mais quand même des fois, c’est 5 minutes…)
- dans les scènes ouvertes, c’est "un texte dit = un verre offert" (sauf quand le patron du bar n’est pas d’accord…)
Bref, loin de toutes ces certitudes aléatoires, le slam c’est avant tout une bouche qui donne et des oreilles qui prennent. C’est le moyen le plus facile de partager un texte, donc de partager des émotions et l'envie de jouer avec des mots.
Le slam est peut-être un art, le slam est peut-être un mouvement, le slam est sûrement un Moment… Un moment d’écoute, un moment de tolérance, un moment de rencontres, un moment de partage.
enfin bon, moi je dis ça…
Signé : GRAND CORPS MALADE
Et moi, si je puis me permettre, je rajouterai à tout cela... que c’est aussi l’art de l’expression faciale ainsi que de celui de la gestuelle des bras et des mains. Car je pense qu’un slameur qui ne les possède pas, ampute des deux jambes sa déclamation. À mon humble avis, c’est indissociable de cette poésie de la rue.


